Questions techniques sur le cold email

Les réponses courtes aux questions les plus posées sur le cold email B2B, puis les questions propres à chaque page du site.

01
CADRE LÉGAL

Le cold email est-il légal en B2B en France ?

Oui, sous conditions. L'article L34-5 du CPCE exige le consentement préalable des personnes physiques, mais la CNIL admet qu'une prospection auprès de professionnels repose sur l'intérêt légitime quand le message a un rapport avec leur métier.

Chaque e-mail doit dire qui l'envoie et offrir un moyen simple de refuser la suite, et la personne doit savoir d'où viennent ses coordonnées. Le détail et les sources sont dans la règle 06.

02
DÉLIVRABILITÉ

Faut-il un domaine dédié pour prospecter par e-mail ?

Oui : ne prospectez pas depuis le domaine principal de votre entreprise. Si une campagne déclenche des signalements ou des rebonds, c'est la réputation du domaine qui baisse, et avec elle la délivrabilité de tout le courrier de l'entreprise, factures et réponses aux clients comprises.

Achetez un domaine secondaire proche du vôtre, ouvrez-y des boîtes dans un compte de messagerie distinct, authentifiez-le par SPF, DKIM et DMARC et chauffez-le au moins deux semaines : voir la règle 01.

03
VOLUMES

Combien de cold emails envoyer par jour et par boîte ?

Il n'existe pas de seuil officiel. Les repères publiés par les guides de prospection vont de 20 à 50 e-mails froids par jour et par boîte, après au moins deux semaines de chauffe.

Partez de 20 à 30, montez seulement si les plaintes et les rebonds restent bas, et ajoutez des boîtes plutôt que de charger les mêmes. Le simulateur calcule le nombre de boîtes et de domaines pour votre volume.

04
AUTHENTIFICATION

Que demandent Gmail, Yahoo et Outlook aux expéditeurs ?

Depuis février 2024, Gmail demande à tout expéditeur SPF ou DKIM, un DNS inverse valide, une connexion TLS et un taux de spam sous 0,3 % ; il conseille de rester sous 0,1 %. Au-delà d'environ 5 000 messages par jour vers des comptes Gmail, il faut SPF et DKIM, DMARC (p=none suffit) aligné sur l'adresse d'envoi, et le désabonnement en un clic pour les messages marketing. Yahoo pose des règles proches, et Outlook.com rejette depuis mai 2025 les messages non conformes des domaines qui envoient plus de 5 000 e-mails par jour.

Ces règles visent les boîtes grand public : Google précise que ses consignes ne s'appliquent pas aux messages adressés à des comptes Google Workspace. Elles restent la base de toute campagne.

05
RÉDACTION

Quelle longueur pour un cold email ?

Visez 75 mots environ, 100 au plus. Les repères publiés vont de moins de 80 mots à 150 au plus ; le guide « Comprendre l'outbound » fixe 100 mots et une seule action attendue par e-mail.

Une phrase sur la situation du prospect, une ou deux sur le problème que vous résolvez, une question pour finir : voir la règle des 75 mots.

06
RELANCES

Combien de relances envoyer après un cold email ?

En général trois, soit une séquence de quatre e-mails : le premier message, deux relances qui apportent chacune un angle nouveau et un message de rupture. Espacez-les de quatre à six jours ouvrés, et coupez la séquence dès une réponse ou une demande d'arrêt.

Selon QuickMail, qui a analysé plus de 65 millions d'e-mails envoyés avec son outil, 55 % des réponses aux campagnes de cold email viennent d'une relance. Voir la règle 05.

07
OUTILS

Quel logiciel de cold email choisir ?

Tout dépend de vos canaux et de votre volume. Le meilleur rapport qualité-prix de la sélection de cold-email.fr, pour prospecter seul par e-mail et sur LinkedIn, revient à Captely : son offre Starter, 3 boîtes d'envoi et un compte LinkedIn compris, vaut 35 € HT le mois sans engagement, quand Emelia demande 37 € HT et l'offre Multichannel de Lemlist 109 € (prix d'octobre 2026). Ses limites : un seul accès en Starter, et des crédits d'enrichissement payés à part.

Pour envoyer en volume depuis des dizaines de boîtes, Smartlead (39 $ par mois pour 6 000 envois) et Instantly (47 $ par mois) sont conçus pour cela. Le comparatif complet est sur la page des logiciels de cold email.

Les questions de chaque page

Elles sont traitées en bas de la page concernée, avec ses sources.